L’interdite de Malika Mokeddem
Parce qu’une lettre d’un homme qu’elle a jadis aimé, Yacine, est postée de son village natal d’Ain Nekhla, sultana revient en Algérie où elle a grandi. Elle a choisi l’exil pour échapper à la condition faite aux femmes de là-bas. Elle est devenue médecin en France, à Montpellier.
Yacine vient de mourir. Il était également médecin et elle décide de le remplacer quelques temps au dispensaire.
Elle rencontre bientôt Vincent qui, lui, porte le métissage dans sa chair. On lui a greffé le rein d’une Algérienne. Entre Vincent et Sultana naît une histoire d’amour qui vaudra à la jeune femme la haine et les menaces. Elle devra, une nouvelle fois, céder la place…
C’est de sa vie et son expérience que Malika Mokeddem a tiré ce roman d’une société déchirée entre préjugés et progrès, religion et fanatisme. Roman d’engagement et de témoignage, donc ; mais roman d’abord, d’une écriture authentique, frémissante de passion.
En refermant L’INTERDITE, on pense irrésistiblement à cette phrase du poète Algérien Kateb Yacine : « Quand une femme écrit, elle vaut son pesant de poudre. » Une expression de colère…
Michèle Amzallag, Jeune Afrique
MAMAN
Tu es partie en tout laissant derrière
En seul réconfort, un petit frère
Avec toi c’est envolé l’amour d’un père
Comment vivre sans toi ma mère ?
Le cœur rempli de faiblesses
J’avance dans une immense tristesse
Ton absence est ma plus grande épreuve
De courage comment en faire preuve ?
5 ans après j’ai toujours la même souffrance
Désespéré le cœur berçait par l’errance
La solitude mon amie la plus fidèle
Serais-tu éternelle ?
En une seconde tout a basculée
De moi à tout jamais tu t’es séparé
Je n’ai pas su être le fils que tu voulais
Mais cette punition est-elle mérité ?
Je suis devenu un étranger dans ma maison
Rejeté par ce père sans raison
A ses yeux il n’y a plus que cette autre femme
Si je n’avais pas tes valeurs je l’aurais transpercé par une lame
Il s’est remarié 3 mois après
Moi jamais je ne pourrais t’oublié
Tes souvenirs me rappel le bonheur du passé
Quand serais-je à tes cotés ?
Ali
Un jour, un vieux professeur de l'École Nationale d'Administration
Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la
planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de
dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l'un des 5 ateliers de leur journée de
formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "faire
passer sa matière ".
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout
ce que l'expert allait lui enseigner), le vieux prof les regarda
un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une
expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof
sortit un immense pot de verre de plus de
délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine
de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça
délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut
rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou
de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
"Est-ce que ce pot est plein?".
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un
récipient rempli de gravier. A
vec minutie, il versa ce gravier sur
les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de
gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et
réitéra sa question :
"Est-ce que ce pot est plein?". Cette fois, ses brillants élèves
commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondît: "Probablement pas !".
"Bien !" répondît le vieux prof.
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table
un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot.
Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le
gravier. Encore une fois, il redemanda : "Est-ce que ce pot
est plein ?".
Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves
répondirent :
"Non!".
"Bien!" répondît le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le
pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'a ras
bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? "
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce
cours, répondît : "Cela démontre que même lorsque l'on croit que
notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment,
on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".
"Non" répondît le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande
vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :
"Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot,
on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de
l'évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux
dans votre vie ?"
"Votre santé ?"
"Votre famille ?"
"Vos ami(e)s ?"
"Réaliser vos rêves ?"
"Faire ce que vous aimez ?"
"Apprendre ?"
"Défendre une cause ?"
"Vous relaxer ?"
"Prendre le temps... ?"
"Ou... tout autre chose ?"
"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS
CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas
réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier,
le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus
suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants
de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même, la
question :
"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)"
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son
auditoire et quitta lentement la salle.

Etant petite je savais qu’il y avait
Quelque chose de magnifique qui
Faisait que je m’accroche a la vie
Adolescente je compris que c’etait l’art
Et que desormais c’est toute ma vie
Maintenant je danse, je joue mes propres pieces,
Mes propres films et ce que
J’aime par dessus tout c’est de peindre mes
Emotions sur une toile vierge
Et puis les traduire sur du papier.
Je ne vis que pour l’art,
Et je ne vis qu’a travers l’art
Il est toi et c’est moi.
Dessin Fayrouz, texte Dalel




