Jeudi 08 Mars 2007

  L’interdite de Malika Mokeddem

Parce qu’une lettre d’un homme qu’elle a jadis aimé, Yacine, est postée de son village natal d’Ain Nekhla, sultana revient en Algérie où elle a grandi. Elle a choisi l’exil pour échapper à la condition faite aux femmes de là-bas. Elle est devenue médecin en France, à Montpellier.

Yacine vient de mourir. Il était également médecin et elle décide de le remplacer quelques temps au dispensaire.

Elle rencontre bientôt Vincent qui, lui, porte le métissage dans sa chair. On lui a greffé le rein d’une Algérienne. Entre Vincent et Sultana naît une histoire d’amour qui vaudra à la jeune femme la haine et les menaces. Elle devra, une nouvelle fois, céder la place…

C’est de sa vie et son expérience que Malika Mokeddem a tiré ce roman d’une société déchirée entre préjugés et progrès, religion et fanatisme. Roman d’engagement et de témoignage, donc ; mais roman d’abord, d’une écriture authentique, frémissante de passion.

 

 En refermant L’INTERDITE, on pense irrésistiblement à cette phrase du poète Algérien Kateb Yacine : « Quand une femme écrit, elle vaut son pesant de poudre. » Une expression de colère…

   

Michèle Amzallag, Jeune Afrique  

publié par Petit Ange dans: Art

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