Lundi 09 Avril 2007

Un homme qui allait à son travail, la trouva assise sur son chemin.
"Hum! grogna-t-il, enveloppé d'un châle bleu, elle se tient au bout de la rue!
- Hum! répondit-elle.
ô yeux de sa mère!
ô sourcils de sa soeur!
ce gilet brodé t'appartient-il?
ou bien l'as-tu emprunté?
-
Va chez nous, et contemple notre situation!"
Le soir même, quand il rentra chez lui, il pria sa mère d'aller demander la main de cette jeune fille.
"
Mais avec quoi? s'écria sa mère, avec quoi irais-je demanedr sa main? avec des poux sans doute!
"
Le lendemain en partant pour son travail, il retrouva la jeune fille au même endroit. Ils se tintent les mêmes propos que la veille.
"Va chez nous et contemple notre situation" lui dit-il en rebroussant chemin pour rentrer chez lui.
Elle le suivit alors discrètement et colla son oreille contre la porte de la maison. Il parlait à sa mère:
"
Mère, allume donc!
- La lune nous éclairera, répondit la mère.
-
Qu'y-a-t-il à manger, mère?
-
De la galette et des oignons, mon fils!
-
M'as tu reprisé la chemise?
- Oui, j'ai enlevé un morceau de la manche pour la rapiécer."
N'ayant rien perdu de cette conversation, Aicha repartit discrètement.
Le lendemain, il la retrouva sur son chemin et ils échangèrent à nouveau les mêmes propos.
"
Va chez nous, et contemple notre situation!
- J'ai été chez vous! répliqua-t-elle.
J'ai été chez vous,
et j'ai vu votre situation!
La lune est votre lustre!
Les oignons sont vos pommes!
et vous enlevez des manches
pour rapiécer vos bas (de chemises)!
"
Le soir, il rentra chez lui, plus résolu que jamais à épouser cette jeune fille. Et il persuada sa mère d'aller demander sa main.
Elle alla donc frapper à la porte de la maison de la jeune fille.
"Qui est là?
demanda celle-ci de l'intérieur.
-
Ouvre!
- Pose le pied sur le ciment, soulève le fer et pousse le bois!"
La mère ne comprit rien à ce discours, et s'en alla, étonnée, en rendre compte à son fils, qui lui expliqua qu'il fallait comprendre: "Monte sur le seuil, soulève la targette et pousse la porte!"
La mère revint sur le champ chez la jeune fille.
"
Qui est là?
-
Ouvre!
- Pose le pied..."
La mère entra et demanda à la jeune fille:
"
Pourquoi ne t'es-tu pas levée pour m'ouvrir?
-
La rose délicate de mon giron m'empêche de courir!
-
Où est ta mère?
-
Elle est partie amener ce qu'elle n'a jamais amené!
-
Où est ton père?
- Il est parti accompagner ce qui ne reviendra jamais!"
La mère ne comprit rien à ce discours énigmatique, et s'en alla rendre compte à son fils qui lui expliqua: "La rose rouge, c'est sa virginité, sa mère est allée accoucher une femme et son père est allé à un enterrement."
Il tenait absolument à épouser Aicha, et peu de temps après, on lui accorda sa main. Un mois plus tard, le mariage fut célébré.
Au lendemain de la nuit de noces, une jeune fille qui louchait alla voir Aicha:
"Bonjour, la mariée, dit la jeune fille.
-
Bonjour, ô toi dont un oeil cuisine pendant que l'autre verse de l'huile!
La jeune fille alla en pleurant se plaindre à sa mère, qui décidé "d'aller voir ça" avec ses nombreux enfants.
"
Bonjour la mariée!
- Bonjour, ô chienne aux nombreux chiots"
La dame révoltée, s'en alla se plaindre à la maîtresse de maison, qui décida d'aller vérifier la véracité des faits.
"Bonjour la mariée, dit-elle,
il paraît que tu as ...
- Par l'endroit d'où sont sortis tes enfants, je n'ai rien dit de tout cela!"
La dame horiffiée, courut vers le amri de Aicha qui vint à son tour:
"Bonjour la mariée", dit-il.
Elle lui répondit par une grossièreté énorme.
"Par Dieu, s'enflamma-t-il, tu ne passeras plus une seule nuit sous mon toit!"
Pour la répudier, ils allèrent chez le cadi, un homme pieux et noble, richement vêtu de ses nombreux burnus et gandouras.
Avant qu'il ne rende son verdict, Aicha lui fit le geste d'offrir quelque chose, les deux mains réunies, voulant lui signifier que si le jugement est en sa faveur elle lui donnerait une poingnée de louis d'or. Le cadi la compris ainsi.
"Comment? dit-il au beau père d'Aicha, vous voulez répudier cette femme qui vient juste d'arriver chez vous? A peine deux jours, et vous voulez la répudier, elle a tous les droits sur vous! elle gardera tous les bijoux, tous les meubles! tous ce qu'elle a apporté et tout ce que vous lui avez offert!"
Quand tout le monde partit, le cadi arrêta Aicha:
"
Donne!
-
Quoi donc?
-
Ce que tu m'as promis par ton geste!
-
Mais tu es fou? mon geste te disait de cacher tes parties génitales!
-
Mes parties? mes parties visibles et toutes mes gandouras, tous mes burnous!...
- Si, si! dit-elle, c'était visible! tu as attiré la honte sur toi!"
Et elle s'en alla, cherchant, cherchant...
 

publié par Petit Ange dans: CONTES

Texte libre

 Pour Abdou:

je te remercie de prendre de mes nouvelles, ainsi que mes proches...
je m'excuse de ne pas avoir répondus avant à ton com, c'est vraiment par manques de temps mais t'inquiète, je suis toujours là
alors, je commence:
pour Rachida, tout va pour le mieux;
elle a eut son intervention, et là elle se porte de mieux en mieux.
ma maman est toujours autant fatiguée qu'avant son opération, et on ne sais toujours pas pour quoi!!!
ça reste un mystère, mais on dis "EL HAMDOULILEH"

pour ta maman, je lui souhaite un bon rétablissement pour son pied et surtout prends bien soin d'elle
je te dis à la prochaine inchallah et merci de resté fidèle au refuge


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