
Cher Rodolphe,
Si vous saviez comme je vous aime. Vous êtes le plus beau des princes de la terre. Je rêve de vous jour et nuit. J'aimerais beaucoup vous demander en mariage. Vous devriez laisser tomber Katarine, elle a déjà un autre amoureux secret. Moi je serais d'une fidélité incroyable.
A bientôt j'espère,
Amoureusement,
Très cher Rodolphe, Nos regards se sont croisés ce soir, au bal d'anniversaire de la princesse Anna Christina, et l'étincelle qui allumait vos yeux m'éclaira toute la nuit pour me permettre de vous écrire cette lettre.
Que puis-je dire sinon que vous m'avez plu ! Votre culture, votre charisme, votre charme, bref, que pourrais-je désirer de plus que d'être la source de cette lueur dans vos yeux!
Il n'est pas toujours convenable pour une jeune demoiselle d'avouer ses sentiments à l'être convoité, mais je ne peux laisser filer entre mes doigts la chance de passer à vos côtés des moments que nous pourrons qualifier d'inoubliables.
Imaginez la série de feux d'artifices lorsque nos regards se croiseront à nouveau. Je vous demande donc de mettre un peu de magie dans un monde qui est souvent trop drabe, et d'accepter de faire une entrée féerique en ma compagnie dans un monde que vous ne voudrez plus quitter: celui de l'amour! Passionnément vôtre,
Prince Rodolphe, vous qui maintes fois convoité avez su gagné si précieusement mon coeur, sachez que lorsque nos deux âmes unies auront atteint l'insoutenable légereté de l'être, partout à cent lieux de votre royaume les héraults annonceront notre bonheur et Dieu, dans son palais de lumière, enverra ses millions d'angelots pour que l'enfant de rubis aux yeux de diamants connaisse la joie du bonheur parfait qui peut unir deux êtres et que tous les centaures et les sirènes des autres contrés viennent vaincre la misère du genre humain en offrant l'irréfutable sagesse que le temps infini a su leurs donner en échange de leurs âmes pour que nous, pauvres mortels, qui ne sont en fait que simples pêcheurs, puissions vivre l'éphémère miracle du ciel lorsque la nymphe déesse de l'amour nous laissera le fruit intime de sa chair, don ultime de la carabosse, son ennemie jurée, qui lorsqu'elle recouvre de sa chape noire la nature endormie, celle-ci s'éteint comme le flot de pensées qu'une seule âme peut émettre.
Tout ceci est la grandeur d'un sentiment que nous appelons AMOUR et c'est ce sentiment que j'éprouve pour vous. Lorsque ce sentiment sera réciproque cette folie que je viens d'écrire apparaîtra bien futile et sans aucune saveur face à ce que nous vivrons vraiment. Sachez seulement que cette passion est l'épice de nos vies et que sans elle nous ne sommes rien.
À jamais à vous
Mon cher Rodolphe,
Tu es aussi beau qu'un champs de golf !
C'est plus que de l'amitié,
C'est de l'amour que je ne peux arrêter
Mais toi, tu aimes Katarine
Avec qui rien ne rime !
Pourquoi ne m'aimes tu pas ?
Je suis pourtant plus belle qu'un chat!
En espèrant que cette lettre t'a fait comprendre mon amour, Ce soir, viens me rejoindre dans la cour.
J'aimerais qu'il y ait plus entre nous, Je serais prête à faire des concessions ... Même à dire ... MON CHOUX!
Anonyme (Mais tu sais bien de qui, toi, Rodolphe, Mon amour!)
Oh, mon Prince adoré,
Oserais-je vous avouer
Le sentiment suscité
Par votre charme sans pitié ?
Vous m'avez, sans le vouloir, aneantie
Je n'ai plus de joie, plus de vie
Sans vous, le jour semble la nuit
Je sombre dans un mortel ennui
Me tendrez-vous votre douce main
Pourrais-je vous tenir contre mon sein
Sentir votre souffle mêlé au mien
Pourrais-je revivre enfin ?
Rodolphe, doux prince de mes pensées
Venez vers moi, venez me sauver
Illuminez ma vie de votre beauté
En retour, je saurai vous combler
Soyez mon amour, soyez ma vie
Je serai vôtre, si vous dites OUI
Jamais vous ne pourrez regretter
De m'avoir laissée vous aimer
J'attends avec espoir un mot de vous Dites ce OUI et je serai a genoux...
Amoureusement votre
Cher Prince,
J'ose vous écrire afin de vous avouer les sentiments qui m'animent depuis notre fortuite rencontre. Votre Altesse! Devrais-je persévérer dans l'écriture de cette lettre? Aurez-vous seulement l'obligeance de me lire?
Vos yeux couleur de brume ont fait chavirer mon coeur à tout jamais, vos lèvres écarlates n'ont fait qu'effleurer ma main mais depuis, il n'y a pas une nuit où je ne rêve qu'elles effleurent mon visage et mon corps jusque dans ses endroits les plus secrets.
Votre doux souvenir me trouble, m'exalte, me chavire! Oh! Rodolphe que ne donnerais-je pour une seule nuit dans vos bras. Sentir vos mains brûlantes caresser ma peau, votre visage tout près du mien murmurant mille tendresses! Que ne donnerais-je pour boire à votre source le nectar précieux qui ensemence les jardins secrets de vos amantes.
Cher Prince! Je vous quitte avec regret une fois de plus. Je ne devrais pas vous expédier cette missive mais il m'est impossible de ne point partager avec vous le feu qui me consume et qui me brûle de part en part! Sans même le savoir, vous avez envahi mon univers le plus secret, vous avez troublé la quiétude de mon âme à tout jamais!
Tel ses deux êtres, l'amour est si fort et si beau
tendre et triste au même temps
une peur et une crainte du futur
une assurance aussi et une force
une union magique et unique
c'est aussi une mélodie, une symphonie
qui traduit parfois nos sentiments et
quelques fois les accentuent seullement.
La fleur parfum, donne un goût,
le jaune, c'est la jalousie
l'amour sans; c'est pas pareil
c'est une passion,
une folie,
un autre monde...
c'est un rêve.
pas besoin d'alliances pour ce lier à quelqu'un
l'union est du coeur et de l'âme,
tout le reste n'est que symbolique,
pour complété le beau déccord de cette union...
Et vous? vous en dîtes quoi sur l'amour!!!
Quelques temps plus tard, toute la famille fut invitée à une fête. Aicha refusa d'y allern affirmant qu'elle n'était pas femme à parader dans les fêtes, mais au contraire, une femmes "de foyer", "d'intérieur"... Mais ils insistèrent tellement qu'elle accepta de les accompagner à condition toutefois, qu'elle revienne avant eux pour s'occupé de la préparation du repas. Ils partirent donc pour la fête, ne laissant à la maison que leur vieille mère.
Aicha revint bientôt et mit une grande marmite de tripes sur le feu. la vieille femme entra aux toilettes.
Aicha la suivit avec les tripes bouillantes et les lui fourra de force dans la gorge.
La vieille femme hurla, hurla et mourut.
Quand le reste de la famille rentra de la fête, on s'enquit de la vieille mère.
"Je ne sais pas où elle est. dit Aicha, je l'ai vu par là tout à l'heure, mais j'étais trop occupée par le ménage, le repas..."
Ils cherchèrent dans toute la maison, et trouvèrent enfin, horrifiés le cadavre de leur mère gisant dans les toilettes, la bouche débordant de tripes.
"Chuuuut! chuuut! leur intima Aicha, taisez-vous! Silence! silence, vous allez attirer la honte sur nous!
Elle a volé les tripes du repas pour les manger. Silence; que les gens n'apprennent pas la vérité! la honte est sur nous!"
Ils se turent et enterrèrent leur mère dans la plus grande discrétion. Morte en tombant. Morte en tombant.
bientôt la famille dut repartir assister à une autre fête de mariage et Aicha resta seule avec son vieillard de beau-père.
Elle prit ses sept bâtons très flexibles et commença à lui fouetter sauvagement la langue. Les sept bâtons y passèrent et la langue du vieillard ne fût bientôt qu'un lambeau de cjair informe et sanguinolant.
"Qu'est-il arrivé? Qu'y-a-t-il?" s'affolèrent les membres de la famille à leur tour.
- Qu'est-ce que j'en sais? répondit Aicha avec humeur. Vous me laissez toujours seule avec les problèmes! Demandez-lui ce qu'il veut!
- Que t'est-il arrivé, père?"
Le père fixait alors Aicha, la montrait du doigt et se mettait à bredouiller et à baver.
"Il vous dit qu'il va mourir et qu'il veut que tous ses biens me reviennent à moi, Aicha!
- Mais, et sa langue... sa langue!?
- Est-ce que j'en sais, moi, ce qui est arrivé à sa langue!" Le vieillard se mettait à gigoter de plus belle, l'accusant du doigt.
"Voyez! voyez vous même! Il insiste pour me désigner comme seule et unique héritière. Il veut que vous insciviez tous ses bien, tout ce qu'il possède à mon nom."
Ce qui appartient à Dieu revient à Dieu; il mourut et Aicha hérita de tous ses biens.
Un jour Aicha rencontra un vieillard.
"Epouse-moi! lui dit-elle, épouse-moi, et tu retrouveras ta jeunesse!
- Comment? laisse-moi en paix ma fille; je suis un vieillard respectable avec des enfants et des brus...
- Epouse-moi, te dis-je, tu retrouveras ta jeunesse!
- Mais enfinn...
- Si, tu retrouveras ta jeunesse; tu redeviendras jeune homme!"
Il finit par se laisser tenter, et elle l'emmena au bain maure, où elle lui fit raser barbre et moustache.
"Quel est ton nom? demanda-t-il.
- Bezghètchine! répondit-elle.
- Bezghètchine? demanda-t-il étonné.
- Oui!"
Il se déshabilla, et entra au bain. Aussitôt, elle prit tous ses habits et s'en alla furtivement.
Il termina bientôt son bain et appela "Bezghètchine" pour qu'elle lui donne ses vêtements. Personne ne répondit à l'appel de ce nom, sauf le tenacier du bain qui demanda:
" Que veux-tu?
- Appel la femme qui m'attend avec mes effets.
- Il n'y a plus personne dans le bain et personne ne t'attend!
- Malheur! comment rentrer chez moi? par pitié cousin, prête-moi une djelaba pour rentrer chez moi!"
Il rentra finalement chez lui, mais dès qu'il franchit le seuil de la maison, ses brus, affolées, s'écrièrent à sa vue:
"Oh! mon Dieu! Quel est cet étranger qui viole l'honneur de notre demeure?!"
Il se fit reconnaître et expliqua à sa famille qu'il avait été victime d'une "ennemie".



