Aicha trouva un jour un homme qu'elle persuada de la prendre pour femme. Il la prit pour femme.
Quelques temps plus tard, toute la famille fut invitée à une fête. Aicha refusa d'y allern affirmant qu'elle n'était pas femme à parader dans les fêtes, mais au contraire, une femmes "de foyer", "d'intérieur"... Mais ils insistèrent tellement qu'elle accepta de les accompagner à condition toutefois, qu'elle revienne avant eux pour s'occupé de la préparation du repas. Ils partirent donc pour la fête, ne laissant à la maison que leur vieille mère.
Aicha revint bientôt et mit une grande marmite de tripes sur le feu. la vieille femme entra aux toilettes.
Aicha la suivit avec les tripes bouillantes et les lui fourra de force dans la gorge.
La vieille femme hurla, hurla et mourut.
Quand le reste de la famille rentra de la fête, on s'enquit de la vieille mère.
"Je ne sais pas où elle est. dit Aicha, je l'ai vu par là tout à l'heure, mais j'étais trop occupée par le ménage, le repas..."
Ils cherchèrent dans toute la maison, et trouvèrent enfin, horrifiés le cadavre de leur mère gisant dans les toilettes, la bouche débordant de tripes.
"Chuuuut! chuuut! leur intima Aicha, taisez-vous! Silence! silence, vous allez attirer la honte sur nous!
Elle a volé les tripes du repas pour les manger. Silence; que les gens n'apprennent pas la vérité! la honte est sur nous!"
Ils se turent et enterrèrent leur mère dans la plus grande discrétion. Morte en tombant. Morte en tombant.
bientôt la famille dut repartir assister à une autre fête de mariage et Aicha resta seule avec son vieillard de beau-père.
Elle prit ses sept bâtons très flexibles et commença à lui fouetter sauvagement la langue. Les sept bâtons y passèrent et la langue du vieillard ne fût bientôt qu'un lambeau de cjair informe et sanguinolant.
"Qu'est-il arrivé? Qu'y-a-t-il?" s'affolèrent les membres de la famille à leur tour.
- Qu'est-ce que j'en sais? répondit Aicha avec humeur. Vous me laissez toujours seule avec les problèmes! Demandez-lui ce qu'il veut!
- Que t'est-il arrivé, père?"
Le père fixait alors Aicha, la montrait du doigt et se mettait à bredouiller et à baver.
"Il vous dit qu'il va mourir et qu'il veut que tous ses biens me reviennent à moi, Aicha!
- Mais, et sa langue... sa langue!?
- Est-ce que j'en sais, moi, ce qui est arrivé à sa langue!" Le vieillard se mettait à gigoter de plus belle, l'accusant du doigt.
"Voyez! voyez vous même! Il insiste pour me désigner comme seule et unique héritière. Il veut que vous insciviez tous ses bien, tout ce qu'il possède à mon nom."
Ce qui appartient à Dieu revient à Dieu; il mourut et Aicha hérita de tous ses biens.
Commentaires
voilà, si tu veux j'en choisirai un autre conte pour toi et je le publierai, tu choisi seulement un thème.
bien à toi ma belle, t'inquiète t'es le petit poucet et moi la colombe juste derrière toi pour te rattrapé...



